Historique

Pendant longtemps, seul le droit pénal a assuré une certaine protection de l’enfance. L’Hospice Général et des associations privées ont pris en charge une partie des enfants des rues soit les enfants abandonnés moralement et matériellement.

Dans son rapport à l’appui du projet de loi sur l’enfance abandonnée, la commission parlementaire a insisté sur la gravité de la situation pour plus de 600 enfants à Genève.

La Loi sur l’enfance abandonnée créée le 30.03.1898 avait pour but d’assurer le placement des enfants négligés, abandonnés, et «d’enfants des rues» au sein d’institutions publiques. Cette loi a établi le principe que l’Etat a le droit, mais non l’obligation de prendre sous sa protection ces enfants. Une commission comptant 15 membres était chargée de l’organisation du placement.

Loi du 2.07.1937 : la commission est transformée en fondation de droit public. La mission de la Fondation Officielle de l’Enfance consistait à gérer des homes pour mineurs grâce aux intérêts de son capital et aux allocations de l’Etat. Elle exerçait également un droit de regard sur tous les établissements publics et privés du canton qui étaient en charge d’éducation et de rééducation.

Le 28.06.1958, la Fondation Officielle de l’Enfance est transformée en Fondation Officielle de la Jeunesse. Elle n’a plus de rôle et de droit de regard sur les autres établissements éducatifs genevois. Elle continue depuis cette date à gérer ses propres structures éducatives avec la volonté que les foyers accueillent au maximum 12 enfants. Un Office de la Jeunesse est créé pour la coordination entre tous les services de l’Etat s’occupant de jeunes.

Un ouvrage historique sur la FOJ est publié.

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